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REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES A MONTLOUIS: Non à une réforme bâclée !

REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES A MONTLOUIS :
Non à une réforme bâclée !
Oui à une véritable réforme, innovante, dans l’intérêt de la réussite de tous les enfants !

Nous sommes en plein accord sur la nécessité de revenir sur ce qui avait été mis en place par Darcos/Sarkozy et sur les objectifs d'une réforme permettant un accès plus large à la culture, au sport, aux loisirs éducatifs pour tous les enfants ainsi qu’une approche égalitaire des apprentissages scolaires. Mais nous n’approuvons pas la façon dont cette réforme se met en place, et en particulier à Montlouis.

La municipalité a choisi de réunir une commission générale plutôt que le Conseil Municipal pour débattre du choix de la nouvelle organisation des temps de l’enfant.
•    Cette décision est profondément anti-démocratique.
•     L’expression des parents, des enseignants, des associations, a été méprisée.
 ON AURA COMPRIS QUE LE CHOIX DE LA MUNICIPALITE EST LE PASSAGE EN FORCE EN 2013.

Le projet de la municipalité ne change pratiquement rien aux rythmes des enfants et n’apporte pas grand-chose en matière pédagogique.

Alors, « Nous avons évolué », ont-ils déclaré, en se référant  à une modification marginale : suppression de l'allongement d'1/4 d'heure de la pause méridienne pour créer une heure (par semaine et par école) d'activités périscolaires animées par on ne sait qui. Juste un os à ronger !

Cette conception de la démocratie est  une conception manipulatrice : le maire et ses proches  prennent d’abord une décision. Ensuite,  ils pratiquent un simulacre de concertation, et un vrai travail de persuasion pour convaincre qu’il n’y a pas d’alternative.

La municipalité refuse même d'envisager que d'autres solutions, beaucoup plus profitables aux élèves soient possibles. Ils sont persuadés qu'ils ont forcément raison, et que de l'extérieur, rien ne peut leur être apporté de positif. Ils se disent infaillibles !

Leur désir de passer en force est portée par la volonté de servir de courroie de transmission au gouvernement, et rien d'autre.

Ne nous y trompons pas : une fois installée, leur réforme bâclée sera difficile à faire bouger. Les parents auront pris leurs dispositions, les enseignants et les associations aussi. Dans une nouvelle routine, nous serons repartis, comme en 2008, sur la pérennisation d'une réforme inefficace, bien loin des objectifs de réussite pour tous les élèves.

Que ce soit en 2013 ou 2014, nous voulons surtout une réforme qui apporte réellement des améliorations à la vie de tous les enfants à l'école (et à la vie des enseignants, et des parents).

La mairie affirme sans cesse qu'il n'y a pas de territorialisation
de l'Education Nationale, ce n’est pas vrai !
Par exemple, sur notre communauté de communes, Montlouis seule commune choisit la réforme pour 2013 !

En 2013,  une petite minorité d'élèves sera concernée par la réforme (25 % au niveau national). Donc, une grande majorité restera sur la semaine de 4 jours en 2013 ... Ceux qui passent à la semaine de 4,5 jours en 2013 sont dépendants des moyens que les mairies peuvent attribuer aux activités culturelles, créatives, sportives, etc. Mais aussi de la volonté politique  d'apporter de véritables améliorations à la vie scolaire des enfants.

Ceux qui passeront en 2014 connaîtront vraisemblablement les mêmes inégalités de traitement. Une grande réforme est programmée sur Lille par exemple, bien supérieure à ce qui va se mettre en place dans les municipalités comme Montlouis, ou Tours ...

S'il est vrai, comme le montrent de nombreuses expériences en cours, que la bonne organisation du temps de l'enfant favorise son rapport avec l'école, et avec la société en général, alors ceux qui auront la malchance de vivre dans des municipalités minimalistes souffriront d'un véritable handicap.

Les municipalités, avec cette réforme, sont mises en concurrence ... Cela ne présage rien de bon, globalement, pour l’Education Nationale.
POUR NOUS, L’ECOLE DOIT ETRE CONSIDEREE COMME LE VECTEUR PRINCIPAL D’UN PROJET DE SOCIETE, POUR LA PROMOTION DE CEUX QUI EN SUBISSENT ACTUELLEMENT LES INEGALITES.

C’EST POURQUOI NOUS EXIGEONS, PARTOUT EN FRANCE,   la mise en œuvre d’une vraie bonne réforme, dans l’intérêt des enfants.


Il faut en reporter la mise en œuvre à la rentrée 2014.

Non pas pour le plaisir de la repousser, ni pour contrarier la majorité municipale, mais pour nous donner le temps de la réflexion. Quoiqu’en dise les responsables de la scolarité à Montlouis, d’autres formes d’organisation sont possibles, mais :

    Ce processus doit se dérouler  dans le cadre d’un projet éducatif, … en présence l’ensemble des acteurs, municipalité, enseignants, parents d’élèves, associations.
    Il est possible de s’appuyer sur chaque projet d’établissement
    Voir quelles sont les expériences les plus significatives et les plus efficaces, les organisations les plus aptes à réduire les conséquences des inégalités sociales .
    Il est nécessaire de travailler avec des chronobiologistes, des chronos-psychologues ayant déjà effectué des expériences fructueuses sur des durées importantes, avec des résultats probants.
    Mais aussi, il est nécessaire de diminuer le nombre d’élèves par classe, de réorganiser l’ensemble du réseau d’aide aux élèves en difficulté.

UN PROCESSUS REELLEMENT DEMOCRATIQUE DOIT ETRE ENFIN ENGAGE A MONTLOUIS !

TOURS : NON A LA FERMETURE DU COLLEGE PASTEUR AU SANITAS

Le Conseil général d’Indre et Loire a annoncé son projet de fermeture du collège Pasteur à Tours. L’annonce de cette fermeture pour la rentrée 2013-14, qui reprend un projet de la précédente mandature est une décision brutale sans aucune place pour la concertation.

 En prenant cette décision la majorité départementale PS fait le choix de l’austérité .

Le redéploiement des élèves de Pasteur vers les autres établissements va amener les élèves à se reporter sur des établissements plus lointains, dans de plus grosses structures, avec des classes à effectifs plus importants, par des moyens motorisés et va susciter des frais supplémentaires pour les familles déjà souvent en grande difficulté (transports, cantine), alors qu’actuellement 80% des élèves sont externes. Le Conseil Général s’est-il au moins poser la question de l’intérêt des élèves et des familles et de la réussite de tous ?

Cette décision nous parait absurde alors que de nombreuses familles vont s’installer dans les constructions en cours à proximité du collège. De plus, la proximité du collège Pasteur avec le centre-ville (amplifié avec l’arrivée du Tramway) permet une ouverture de l’établissement sur l’ensemble de la ville. S'attaquer au collège Pasteur, c'est toucher à un symbole: celui du droit à l'Education pour chaque enfant de notre République, quelles que soient ses origines sociales. L'Egalité, c'est aussi savoir donner plus à ceux qui en ont le plus besoin, et pas les noyers dans la masse.

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